Dans tous le sens

Jeudi dernier, j’ai pratiqué une séance voltige aérienne. Un truc que je rêvais de vivre depuis un bout de temps, mais que je renvoyais sans cessesaint-glinglin. L’expérience a eu lieu à l’aéroclub, en compagnie d’un pilote, Raphaël. Il a commencé par me présenter l’appareil (un un Cap 10Bceux qui connaissent), avant de me faire enfiler le parachute. Puis on a décollé pour vingt minutes de démence dans les hauteurs. J’ai pu voir ma vie défiler devant mes yeux entre loopings, tonneaux et autres plongeons qui m’ont fait dire certaines jurons. Mais qu’importe, mon pilote était probablement habitué. Vers la fin, j’ai commencé à me sentir vraiment patraque, et Jonas a décidé de calmer le jeu. Mais c’était déjà trop tard et j’ai fait usage du petit sac à vomi qu’on m’avait généreusement proposé avant d’embarquer. Je retiendrai la leçon, si je recommence un jour : je n’aurais pas dû prétendre que j’étais en pleine forme alors que je sentais mon petit-déjeuner par l’entrée. L’usage du sac est loin d’être inéluctable, en fait. David ajuste son vol en fonction du client pour qu’il sorte en forme. Comme il le dit lui-même  après l’atterrissage: l’objectif n’est pas tant d’épater les gens lors du vol que de leur faire ressentir l’enivrement de la voltige aérienne. Le but n’est en aucun cas de retourner l’estomac. Mais même cet incident reste anecdotique et ne gâche en rien l’expérience. Lors de la phase de voltige, j’ai expérimenté de -3,2G à 5,7G. Cela veut dire que dans certaines boucles, je pesais 5 fois mon poids habituel ! Je vous laisse deviner les émotions que cela offre. Le plus dur, c’est au final quand on est en micro-gravité : ce sont elles qui rendent vraiment malade. Dans les phases d’hyper-gravité, ce que vous avez avalé avant le décollage reste là où il doit être. Alors qu’en micro-gravité, il a curieusement tendance à vouloir repeindre le cockpit. Vers la fin, Enzo est allé jusqu’à me passer le manche à balai pour l’espace d’un instant. J’ai ainsi pu pratiquer une petite figure avant qu’on retourne à l’aéro-club ! Je peux vous garantir qu’il m’a fallu un sacré bout de temps pour  de mon petit nuage. Si vous n’avez jamais essayé, je vous recommande vivement ce baptême. Ca vaut vraiment le coup de tenter ces choses-là que l’on n’a pas souvent l’occasion de faire. Une chose est sûre, si on m’en donnait la possibilité, je ne dirais pas non (comment ça, j’essaie de faire passer un message subliminal ?) ! Mais avec l’estomac à vide, cette fois. Je vous mets le lien vers le site web de mon vol de voltige aérienne à Nancy. Ames sensibles s’abstenir !.Plus d’information est disponible sur le site de l’agence de Nancy. Suivez le lien.

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L’analyse

Au cours de la dernière décennie, les plates-formes d’analyse commerciale ont évolué grâce au soutien des fonctions informatiques et financières pour permettre aux utilisateurs professionnels de l’entreprise. Mais de nombreuses entreprises se trouvent en difficulté pour profiter de sa promesse. Nous avons trouvé trois principaux obstacles à la réalisation de la pleine valeur de l’analyse, et tous sont liés aux personnes, et non à la technologie: la structure de l’organisation, la culture et l’approche de la résolution de problèmes. De manière structurelle, les services d’analyse peuvent se situer entre deux extrêmes opposés mais tout aussi stimulants. D’une part, les groupes de sciences de la donnée sont trop indépendants de l’entreprise. Ceux-ci ont tendance à produire des modèles impressionnants et complexes qui prouvent peu de points de vue actionnables. Considérez l’expérience d’une entreprise de services financiers de détail. Là, la fonction d’analyse était composée d’employés qui utilisaient exclusivement des logiciels spécialisés et spécifiaient des formes fonctionnelles complexes autant que possible. Dans le même temps, le groupe a manqué aux normes commerciales traditionnelles telles que le contrôle auprès des clients, la présentation des résultats graphiquement, l’explication des résultats analytiques dans le contexte de l’entreprise et la connexion des résultats complexes à la sagesse conventionnelle. Le résultat était un département isolé que les partenaires commerciaux considéraient comme insensibles, peu fiables et ne pas avoir confiance en des initiatives critiques. D’autre part, les analystes qui sont trop profondément impliqués dans les fonctions commerciales ont tendance à être partiellement orientés vers le statu quo ou la pensée du leadership. Dans une agence de location de voiture de premier plan, par exemple, nous avons vu les analystes de l’équipe de flotte présenter des renseignements supposés démontrer que la flotte devrait se divertir vers les voitures plus récentes. Les coûts d’entretien plus bas ont été plus que compensés par les coûts d’amortissement plus élevés, ont-ils déclaré. Cela s’est aligné sur la préférence du vice-président de la flotte pour une flotte plus jeune. Mais il s’est avéré que les analystes avaient sélectionné un échantillon biaisé de voitures anciennes avec des coûts d’entretien supérieurs à la moyenne chez les voitures du même âge. Une analyse d’un échantillon impartial (ou de la population entière) aurait donné un résultat différent. (Bien sûr, il pourrait y avoir eu d’autres motivations pour garder une flotte plus jeune - la satisfaction du client et la perception de la marque, pour en nommer deux, mais la réduction des coûts n’était pas l’une d’entre elles). Culturellement, les organisations qui sont trop axées sur les données (oui, elles existent) suivront aveuglément les implications des modèles défectueux, même s’ils défient le bon sens ou dépassent les objectifs de l’entreprise. C’est ce qui s’est passé dans une entreprise de services financiers où la direction a envisagé une modification de sa structure de commission. Ils voulaient transformer la base de sa rémunération de la force de vente des résultats bruts aux performances par rapport au potentiel du marché de chaque vendeur.

Une cagnotte pour la police

Un appel aux dons a été lancé le 22 avril sur la plateforme Leetchi pour soutenir la famille de Xavier Jugelé, policier tué lors de l’attaque terroriste à Paris, deux jours plus tôt. Aujourd’hui, la collecte s’élève à plus de 82.000 euros. Une semaine seulement après sa création, la cagnotte lancée sur la plateforme en ligne Leetchi pour aider les proches de Xavier Jugelé, le policier tué le 20 avril sur les Champs-Élysées, a déjà atteint plus de 82.000 euros. Une somme plutôt conséquente et qui risque d’augmenter puisqu’il reste encore 32 jours avant la clôture de l’appel aux dons. À l’origine de cette initiative: Corentin Rozelot. Tout comme Xavier, il travaille au sein de la 32e compagnie de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) de la préfecture de police de Paris. «Son décès nous laisse un énorme vide et même si ce n’est pas l’argent qui va combler ce vide, avec cette cagnotte, j’espère au moins que cela pourra empêcher quelques problèmes pécuniaires…», confie au Figaro Corentin Rozelot. Sur le site qui héberge la collecte, le policier précise: «C’est vraiment un appel à la solidarité, pour penser à la famille qu’il laisse derrière lui… Ce drame affecte terriblement tous ceux qui l’ont côtoyé ainsi que l’ensemble des citoyens». Dès la création de la page le 22 avril, les dons se sont multipliés. «On a vu la cagnotte grandir et atteindre des sommes inespérées», témoigne-t-il auprès de nos confrères de BFM TV. «Chaque participation est importante que ce soit 50 cents, 100, 200 euros. Il y en a même eu une à 1000 euros». À l’heure actuelle, plus de 3770 dons ont été enregistrés sur la plateforme. La plupart des participants ont également tenu à adresser des messages de soutien à la famille.

Biarritz: congrès démographie et guerre ?

Les guerres sont souvent imputées aux problèmes de société. C’est une façon simple d’expliquer la source de la violence. Mais en réalité, l’origine, la cause première de ces maux est encore plus simple : elle est simplement dû à une trop forte natalité. Jeudi dernier encore, lors d’un congrès auquel j’ai assisté à Biarritz, j’ai eu l’occasion d’entendre un statisticien expliquer pourquoi la transition démographique est la pierre angulaire du maintien de la paix dans une société. Dans la plupart des pays, la natalité est en effet en baisse, et ce depuis pas mal de temps. Mais dans certaines régions du monde, en revanche, cette transition démographique n’a jamais eu lieu. Et force est de constater que c’est cette absence de transition qui a rendu ces parties du monde incroyablement explosives. La raison en est simple. La population de ces régions doit effectivement faire face à une croissance démentielle : la baisse de la mortalité ne s’est pas accompagnée d’une réduction de la natalité, et a contribué à l’apparition d’un sérieux problème : car quand un pays renferme un pourcentage important de jeunes assez âgés pour se battre, il semble que la paix, et encore moins la démocratie, soit impossible à maintenir ou établir. Tant que ces Etats n’auront pas assuré cette transition démographique, les guerres et les conflits en tous genres y seront donc endémiques. Et cette transition ne se fera pas sans mal, car elle dépend en grande partie de la place qu’occupe la femme au sein de ces sociétés. Des travaux ont établi de longue date que les programmes d’alphabétisation des jeunes filles sont le meilleur moyen de limiter non seulement la mortalité infantile mais également la natalité. En clair, l’évolution démographique passe donc obligatoirement et presque exclusivement par les femmes. Et la condition de la femme dans ces régions laisse présager le pire pour les années à venir. Ce sympathique congrès m’a en tout cas fait le plus grand bien : les propos y étaient plutôt sombres, mais les échanges particulièrement stimulants. L’organisation était également excellente, ce qui a fait que nous avons pu nous focaliser sur le fond tout du long. Un fait assez rare pour être souligné. Je vous mets le lien vers l’agence qui s’est chargée de ce congrès, si vous avez un événement à préparer. Retrouvez plus de renseignements sur l’organisateur du séminaire à Biarritz en suivant le lien.

Disney fait appel contre la censure de La Belle et la Bête en Malaisie

Le coming out d’un des personnages de La Belle et la Bête ne plaît pas à tout le monde. La Russie a interdit le long-métrage aux moins de 16 ans et un de ses députés a voulu interdire la diffusion du film. L’Alabama a même appelé à son boycott. La Malaisie, plus radicale, a supprimé la scène «gay» du Disney. Mais la maison mère de Mickey ne compte pas se laisser faire. «Un appel a été déposé par Disney au ministère de l’Intérieur», a déclaré à l’AFP Abdul Halim Abdul Hamid, directeur du bureau de censure de Malaisie. Disney a reporté au 30 mars la sortie en Malaisie de ce film, qui devait initialement sortir jeudi, pour donner aux autorités de ce pays d’Asie du Sud-Est à majorité musulmane le temps de prendre une décision, selon le journal spécialisé The Hollywood Reporter. Le réalisateur du film Bill Condon a révélé récemment que la Belle et la Bête contenait «le premier moment exclusivement gay» dans l’histoire de Disney, même si des critiques qui l’ont vu en ont minimisé l’importance. Selon Abdul Hamid, la séquence coupée concerne une chanson avec le personnage Le Fou. «La manière dont il danse est… gay, de même que le dialogue et les paroles de la chanson. Dans la même scène, il soulève sa chemise et montre un suçon sur son ventre», a-t-il expliqué. «Même moi je voulais emmener mes petits-enfants voir (ce film). Mais il y a des règles. Nous ne soutenons pas les LGBT» (Gays, lesbiennes, bisexuels et transgenres). L’homosexualité est illégale en Malaisie et passible de peines de prison. «La Belle et la Bête» a également été critiqué à Singapour, pays voisin de la Malaisie, où le clergé chrétien a accusé Disney d’avoir dévié des «valeurs saines et dominantes».

Bienvenu sous mon toit

Oui, je sais : le jeu de mots est facile. Dutoit, toit. Que voulez-vous ? On m’a fait la blague toute ma vie : de l’école primaire à aujourd’hui, dans mon travail ! Et le plus surprenant, c’est que chaque personne qui me l’a faite pensait réellement être la première à me la faire… Le titre de ce blog est donc, d’une certaine manière, une vengeance tardive, une façon de retourner à mon propre usage une chose qui m’a longtemps gonflé.

Et puis, si ma tête est une demeure, vous êtes véritablement sous mon toit. En vous promenant dans ses couloirs, au fil de mes billets, vous découvrirez mes grandes et petites pensées du moment. Je vous rassure : il ne sera pas question de moi sur ce blog, mais du monde dans lequel nous vivons. Un monde qui a beaucoup changé en quelques années : la montée (et la chute toute proche) de l’Etat Islamique, l’élection de Trump, le repli britannique… L’on peut dire que ça bouge dans tous les sens, et rarement dans le bon sens. D’où l’importance de revenir sur cette actualité fourmillante qui caractérise notre époque : afin de comprendre. Et, qui sait, pourquoi pas, de changer les choses. Je sais, l’idée est naïve. Mais il n’y a pas que le rire qui soit le propre de l’homme : il y aussi l’espoir. Bienvenue sur mon blog. 

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